Tuesday, 11 August 2015

Le 21 juillet

Tôt le matin nous prenons une navette ou plutôt le bus, car cette navette s'avère nous conduire directement à Kalaw. Il faut au moins six heures pour arriver à Kalaw. Bien évidemment, Il s'agit d'un mini-bus pas très spacieux. Par ailleurs, les paysages sont merveilleux d'autant plus que la montagne approche et qu'ils deviennent de plus en plus conservés et d'aspects montagneux. Une fois arrivée à Kalaw nous trouvons un hôtel sympa. Le problème ici c'est qu'il pleut tout le temps, à Bagan le temps était plutôt sec. Nous prenons le temps de préparer la suite de nos aventures. Puis, nous achetons encore des chips pour la marche du lendemain dans la forêt. Le soir, nous mangeons dans un petit restaurant indien. Le mouton au curry est une tuerie ! Puis nous nous baladons un peu en ville malgré la pluie.  






Le 22 juillet

Nous nous préparons pour notre petit trek. Heureusement que la veille nous, les filles, nous avons acheté des raincoats pour survivre à la constant brume. Au tout début de notre trek nous visitons un monastère. Puis nous grimpons en haut de vieilles montagnes en suivant le chemin tout tracé. Au bout du chemin se trouve un restaurant indien qui offre une vue imprenable sur les collines. Après s'être goinfrés de nans et de fruits nous repartons. En chemin nous visitons un autre monastère dont celui-là à la particularité d'être encastré dans la roche. Ainsi, nous nous sommes promenés dans les grottes où s'y nichent des centaines de petites figurines de Bouddha. J'ai trouvé ce monastère vraiment sublime. Puis, nous rentrons à l'hôtel après avoir mangé en ville. La femme de l'hôtel est très directive, elle décide pour nous nos plans et nous réserve les bus pour les jours suivants. Elle paraît bienveillante mais s'avérera très opportuniste car évidemment elle planifie tout en fonction de ses connaissances.  







Le 23 juillet

Nous nous réveillons tôt car nous nous sentons obligé d'aller au marché des villageois des alentours puisque la patronne de l'hôtel nous y a fortement incité. Pourtant, ce marché n'a rien de différents avec les autres. Nous revenons à l'hôtel pour attendre le bus qui nous amène au Lac Inlay. Une fois arrivée dans une des villes entourant le lac, des policiers à l'afflux nous arrêtent. Il nous faut payer les 10$ pour être autorisé à rentrer au sein de ce site touristique. Le bus nous dépose dans un petit port pour louer un petit bateau et naviguer sur le lac. Ce que nous faisons. Nous louons une sorte de petite pirogue verte. Évidemment, je me retrouve à l'arrière du navire. Le bruit du moteur est assourdissant et me donne un mal de tête. Il me faut supporter plus d'une heure ce bruit de marteau piqueur. Heureusement que les paysages valent le détour, ils sont magnifiques. Le lac est entouré de villages qui sont eux-même entourés de montagnes. C'est idylliques ! Sur le chemin, nous rencontrons un pêcheur qui prend une pose puis réclame à Virginie qui a pris une photo de l'argent. Celle-ci lui donne ce qu'elle a, c'est-à-dire 50 Kyats l'équivalent de 0.04€. Le pécheur est déçu. Puis nous accostons. Surprise, nous ne sommes pas dans un village comme nous nous y attendons, nous sommes dans une sorte de musée présenté comme un village traditionnel. En faite, il s'agit juste d'une attraction touristique complètement bidon. Dans les baraquements, nous pouvons voir l'activité de tissage dans toutes ses étapes. C'est un peu gros... nous expliquons donc à notre chauffeur de pirogue que nous n'apprécions guère ce genre d'endroit. Nous souhaitons visiter des villages comme promis ou bien des monastères, des pagodes. Après maintes négociations, promesse tenue, notre marin, non sans râler, nous amène voir une très belle pagode au bord du lac. Il s'agit toujours d'un lieu très visité mais plus réaliste. La pagode est entourée d'un marché. Nous déjeunons autour d'une petite table basse. Puis nous repartons à bord de notre pirogue. Tint a encore oublié quelque chose, cette fois-ci il s'agit de ses tongs à 9€ laissé au premier stop !
C'est grâce à une carte postale que nous apprenons qu'ici, au bord du lac, se trouve un lieu au multiple petites pagodes. Nous demandons à nous y rendre. Évidemment notre chauffeur souffle mais nous y conduit malgré tout. L'endroit est très beau. Puis nous faisons un dernier stop pour visiter un grand temple en bois dans un autre village. Dans un magasin de souvenir nous avons pu entrevoir des femmes girafes, j'imagine qu'elles sont là pour la décoration car c'est dans l'Etat Shan, proche de la Thaïlande, qu'il est possible d'en voir puisque c'est de là qu'elles viennes.
Puis nous revenons au port. De là nous marchons jusqu'à la station de bus. Mais avant nous nous arrêtons boire un verre dans un café. Nous attendons le bus bien deux heures. Enfin il arrive ! C'est insupportable, le bus s'arrête toutes les trente minutes pour que des demoiselles fassent pipi ou que des jeunes gens en manque de nicotine fument. Nous nous rendons compte qu'en faite nous sommes entourés d'étudiants en voyage scolaire. Tout le monde se connaît ici. Les musiques birmanes dans le bus se succèdent puis les sketchs ! J'en ai assez, je veux dormir, je finis par demander au chauffeur de baisser le son. Et là, miracle, il éteint la télé. J'ai trop honte j'ai pourri l’ambiance, presque tout le monde regardait la télé !  




Le 24 juillet

Nous arrivons à 7h du matin à Rangoon. Il nous faut prendre un taxi pour rentrer à notre hôtel, toujours le même, Street 9th. Une fois arrivée il nous faut attendre avant de pouvoir faire le Check in car nous sommes trop en avance. Ça fait plaisir de retrouver notre hôtel. Nous faisons le ménage de printemps, nettoyons nos vêtements boueux et sales. Puis nous élaborons le Power Point pour le lendemain car nous irons rendre visite aux enfants à Dala. Nous cherchons un café Wifi ! Un challenge à Rangoon ! Une fois trouvée, nous écoutons et apprenons la comptine : "Head, Shoulders, Kneel and Toes" pour pouvoir la chanter demain aux enfants. Puis nous allons dîner. Je me rends compte qu'ici plein d'enfants travaillent, que ce soit à notre hôtel ou dans les restaurants.  

Le 25 juillet

Je fais presque une nuit blanche. Nous nous réveillons à 6:45 pour être prêt quand Thynzar vient nous chercher pour nous amener à Dala. En faite, ils viennent tous nous chercher, Omi, Ostin, Sankaung ! Je monte dans la voiture des garçons, je leur raconte nos aventures et le fait que les gens cherchent souvent à nous extorquer plus d'argent ! Ils m'apprennent donc à négocier, désormais je sais dire en birman : "Zai gyi del" (c'est trop chère) et "Short par onh" (s'il te plait baisses le prix tu seras gentil) !! Nous prenons ensemble le bateau pour atteindre l'autre rive, et non, il n'y a pas de pont ! Nous marchons jusqu'au monastère, il pleuviote. Une fois arrivée, nous préparons notre cours dans la salle de classe. Une trentaine de petites frimousses nous font face ! Aujourd'hui nous leur apprenons à se présenter. Nous leur posons un par un différentes questions. Beaucoup sont très intimidés mais dans l'ensemble tout ce passe très bien ! Ils sont appliqués et attentifs ! En demandant l'âge à un petit moine j'apprends qu'il a quinze ans et non pas huit ans comme je l'aurais deviné. Je présume qu'il n'a pas grandi faute de malnutrition. De plus, nous faisons deviner où se trouve sur la carte du monde des animaux, des monuments, des personnes, etc. C'est amusant. Je crois qu'il est important que des enfants comprennent qu'il y a un monde autour d'eux et qu'il faut s'y intéresser. Ensuite, avec l'équipe de Share Mercy nous mangeons dans un restaurant à Dala. Après avoir bien ri nous retournons au monastère, nous avons une classe cette après-midi aussi. Juste avant de commencer notre cours, un moine courre après des chiens en leur fracassant une pelle sur le dos, c'est violent et étonnant de la part d'un moine qui croit dure comme fer à la réincarnation et donc au respect de tout être vivant. Celui là n'a pas peur de se réincarner en chien errant ! Enfin bref, nous faisons chanter les enfants sur "Head, Shoulders, Kneels and Toes" puis nous les séparons en groupe, chaque groupe devant peindre un thème autrement dit une région du monde, soit l'Afrique, l'Australie, les Etats-Unis et la France. Ça finit en bataille de peinture faute d'enfants copiant les faits et gestes d'adultes indisciplinés. Une petite fille tombe amoureuse de moi ! Elle est à croquer ! Puis nous partons sous la pluie. Avant de rentrer nous achetons du matériel pour le cours de demain avec les enfants. Avant de dormir il nous faut découper 100 masques en assiette en carton pour demain, l'horreur, ça n'en finit pas !  

 



 

Le 26 juillet

Nous passons la matinée avec les enfants à Dala. Les storytellers ont été annulés la veille alors que cette activité devait occuper les enfants une heure et demi. Il nous faut donc improviser. Ce ne sont pas les mêmes enfants ainsi nous leur apprenons la chanson "Head, ..." Puis Ostin, le professeur d'anglais les fait chanter en birman "je mets la main devant, je mets la main derrière, etc". C'est drôle à voir ! Nous peignons les masques. C'est trop rigolo puis il nous faut tout nettoyer, la galère ! Il nous faut faire nos adieux aux enfants de Dala. Ensuite nous déjeunons dans un restaurant indien tous ensembles avec nos amis de Share Mercy. Puis ils nous quittent, alors tous les quatre nous marchons jusqu'au Monument de l'indépendance qui se trouve au centre du parc Maha Bandoola. Nous nous séparons car Léa et moi nous souhaitons nous balader et faire quelques emplettes. Une fois rentrée, nous nous préparons pour sortir de nouveau car nous avons rendez-vous avec Ostin, Omi, Sithu et Tint au Chinatown, Street 19th. Une fois installée au café, nos amis nous rejoignent au compte goutte. Tint a amené avec lui deux amis dont un que nous avons déjà rencontré à Paris. Ces deux jeunes ne nous adressent à peine la parole. Sithu et Ostin s'enfuient dans le bar d'à côté, ils n'aiment pas la compagnie de ces jeunes gens pas même invités et qui se plaigne de s'ennuyer. Finalement, nous arrivons aussi à nous esquiver dans le bar à côté. Nous buvons beaucoup, ... trop. Omi et Sithu finissent mal en point. Il faut payer les deux vomis de Sithu qui ont été négociés à 10000 Ryats soit 10$. Et oui ici, vomir dans un bar c'est un luxe. Lors de cette soirée nous faisons la connaissance de Jimmy qui nous invite à dîner chez son professeur de français, un monsieur très distingué.  

 
 
 
 

Le 27 juillet

Je me réveille avec une gueule de bois. Il me faut ramener un document que m'a prêté le vieux monsieur rencontré à Dala et donc je me souviens toujours pas de son nom. Léa m'accompagne. En chemin nous nous arrêtons dix minutes pour visiter un temple bouddhiste chinois. L'extérieur comme l'intérieur est joli comme tout. Puis nous rejoignons Virginie et Paul au KFC car nous pensions qu'il y aurait du wifi, évidemment aujourd'hui. Ensemble nous retournons à l'hôtel pour ensuite se rendre chez Kristina. Léa ne se sentant pas bien décide de rester à l'hôtel. Le taxi pour aller chez Kristina nous coûte bien trop chère et en plus il ne nous dépose pas exactement devant l'appartement. Il nous faut une demi-heure pour trouver l'appartement et tout ça sous la pluie. Et oui, personne dans l'équipe ne décrypte le birman. Une fois arrivée à destination, Kristina nous pose des questions sur les activités que nous avons proposé aux enfants et sur la façon dont le programme a finalement été suivi. En faite, elle rédige un rapport. Puis nous rentrons. Avec Ostin et Omi nous allons voir les Minions au cinéma. Avant que le film commence, l'écran affiche le drapeau de la Birmanie. Il faut se lever pour l'honorer, le temps de l'hymne. Il n'y a pas vraiment de logique dans ce film, enfin ça reste amusant à voir.