Je me réveille pour
aller déjeuner puis me recouche. Je me relève pour aller déjeuner. J'oblige Léa et Paul à aller manger un hamburger au Fastfood du
coin. Virginie ne veut pas sortir manger. Chaque effort m'épuise.
L'après-midi je me repose encore et encore. Les autres sortent et achètent
leurs derniers souvenirs. En fin d'après-midi, Thynzar et Sithu viennent nous prévenir. Un taxi nous attend, nous allons à Share
Mercy mais eux ne nous accompagnent pas. Là-bas s'y trouve Nini et
William. Ils nous offrent à manger. Moi je me force à manger au
maximum en refoulant l'envi de vomir. Puis ils nous présentent
leurs projets futurs pour l'organisation. Ils souhaitent écrire des articles dans un blog concernant quatre problèmes principaux qui
sévissent la Birmanie. Il s'agit des conflits ethniques comme ce qui
ce passe actuellement avec les Arakanais, des conflits religieux
principalement entre musulmans et bouddhistes, de l’accaparement des
terres, etc. Ces conflits doivent être mis en relation avec les
élections législatives à venir de novembre. Ils nous demandent des
conseils pour rendre attractif leur blog et ils souhaitent même me
nommer administrateur comme ça j'aurai le droit de modifier à ma
guise le style du blog ! Les discussions s'éternisent par ailleurs
j'apprends beaucoup de choses. Je regrette de pas être au top de ma
forme. Il est très difficile de se concentrer lorsque l'on est
malade ! Je leur demande s'ils n'ont pas peur de représailles car
ils s'attachent à dénoncer des problèmes gouvernementaux. Ils
m'assurent qu'ils le font en connaissance de cause et qu'ils
connaissent leur droit, ils ne vont pas au delà et sont très
prudent. Je me rends compte que deux semaines ce n'était pas assez
pour comprendre tous les revers de la société birmane. Quand je
suis arrivée à Rangoon j'ai été étonnée de tant de souplesse de
la part de la douane. En faite, ils sont très laxistes avec les
étrangers car le gouvernement ne veut pas s'entacher de mauvaises
rumeurs. Mais envers les birmans eux-mêmes, le contrôle règne. Par
exemple il leurs faut nombres d'autorisations pour pouvoir héberger
des étrangers, etc.
Enfin, nous rentrons.
Nous préparons nos valises et nous endormons.
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