Tuesday, 11 August 2015

Le 29 juillet

Je me réveille pour aller déjeuner puis me recouche. Je me relève pour aller déjeuner. J'oblige Léa et Paul à aller manger un hamburger au Fastfood du coin. Virginie ne veut pas sortir manger. Chaque effort m'épuise. L'après-midi je me repose encore et encore. Les autres sortent et achètent leurs derniers souvenirs. En fin d'après-midi, Thynzar et Sithu viennent nous prévenir. Un taxi nous attend, nous allons à Share Mercy mais eux ne nous accompagnent pas. Là-bas s'y trouve Nini et William. Ils nous offrent à manger. Moi je me force à manger au maximum en refoulant l'envi de vomir. Puis ils nous présentent leurs projets futurs pour l'organisation. Ils souhaitent écrire des articles dans un blog concernant quatre problèmes principaux qui sévissent la Birmanie. Il s'agit des conflits ethniques comme ce qui ce passe actuellement avec les Arakanais, des conflits religieux principalement entre musulmans et bouddhistes, de l’accaparement des terres, etc. Ces conflits doivent être mis en relation avec les élections législatives à venir de novembre. Ils nous demandent des conseils pour rendre attractif leur blog et ils souhaitent même me nommer administrateur comme ça j'aurai le droit de modifier à ma guise le style du blog ! Les discussions s'éternisent par ailleurs j'apprends beaucoup de choses. Je regrette de pas être au top de ma forme. Il est très difficile de se concentrer lorsque l'on est malade ! Je leur demande s'ils n'ont pas peur de représailles car ils s'attachent à dénoncer des problèmes gouvernementaux. Ils m'assurent qu'ils le font en connaissance de cause et qu'ils connaissent leur droit, ils ne vont pas au delà et sont très prudent. Je me rends compte que deux semaines ce n'était pas assez pour comprendre tous les revers de la société birmane. Quand je suis arrivée à Rangoon j'ai été étonnée de tant de souplesse de la part de la douane. En faite, ils sont très laxistes avec les étrangers car le gouvernement ne veut pas s'entacher de mauvaises rumeurs. Mais envers les birmans eux-mêmes, le contrôle règne. Par exemple il leurs faut nombres d'autorisations pour pouvoir héberger des étrangers, etc.
Enfin, nous rentrons. Nous préparons nos valises et nous endormons.



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