Tuesday, 11 August 2015

Me voilà partie pour de nouvelles aventures ! Cette fois-ci je vais en Birmanie accompagnée de Virginie, Léa et Paul ! Nous avons une mission, celle de répondre aux attentes de l'ONG locale Share Mercy, basée à Rangoon. Une organisation active et militante composée de personnes autant bienveillantes qu'exceptionnelles. Ils souhaitent que nous leur donnions des cours sur plusieurs logiciels informatiques pour leur permettre d'améliorer la communication de leur organisation et que nous donnions des cours d'anglais à des orphelins et enfants défavorisés à Dala, au sud de Rangoon.


Par ailleurs, il se trouve que j'arrive à Rangoon le 15 juillet et non pas le 12 juillet comme Virginie, Léa et Paul. En faite, j'ai d'abord prévu de faire un petit tour à Jakarta où je mène une enquête mais ça c'est une autre histoire mais qui explique mon retard.



Je tiens à remercier toutes les personnes de ShareMercy, notre ami Tint, Cécile qui dirige l'association Info Birmanie et qui nous a mis en contact avec Share Mercy mais aussi et surtout mes trois complices sans qui rien n'aurait était pareil.. !   

Le 15 juillet

C'est ainsi que le 15 juillet, je me trouve à l'aéroport de Singapour Changi, je viens d'y passer la nuit car les vols directs Jakarta-Rangoon ça n'existe pas, où du moins, pas à des prix raisonnables ! Je me réveille tout juste à 6h du matin, me prépare et prends l'avion pour Rangoon. Une fois arrivée je rejoins mes camarades qui m'attendent à l'hôtel pour aller au siège de Share Mercy car nous donnons un cours informatique. Aujourd'hui il porte sur le Power Point. Nous partons à pied. Je découvre une ville aux beaux bâtiments noircis faute d'un manque complet d'entretien. Mais cela donne un charme à cette ville sans oublier la beauté des temples dorés dont elle est dotée. Je remarque qu'il n'y a pas de scooter contrairement à Jakarta par exemple. En faite ils sont interdits au sein de la ville. À Share Mercy, une dame nous sert à manger. Une fois le ventre plein nous pouvons commencer le cours. Nous avons plus au moins six élèves difficiles à captiver du fait qu'ils doivent nous écouter sans pouvoir essayer de réaliser une présentation en diaporama par eux-mêmes. Il n'y a pas assez d'ordinateurs. Puis ils parlent peu voir pas du tout anglais. Après avoir présenté l'utilisation du Power Point nous les poussons à parler un peu de la façon dont ils se servent d'internet comme source d'information et de communication. Pour rire je leur montre des jeux en ligne ou il faut deviner les capitales des Etats, les pays, etc. Ça y est, j'attire leur attention. Ensuite, nous autres les volontaires français allons nous balader au lac Kandawgyi qui se trouve en direction de l'aéroport. Évidemment nous n'avons pas le temps de nous rendre à la Pagode Shwedagon toute proche à cause d'une soudaine averse. C'est donc trempé que nous rentrons à l'hôtel. Puis, il nous faut dîner alors nous bravons la pluie pour aller manger chinois en bas de chez nous. À vrai dire notre hôtel se trouve dans un des quartiers chinois de Rangoon.  




 

Le 16 juillet

Au réveil, nous sautons du lit, prenons notre petit déjeuner et partons en taxi à la Pagode Shwedagon. Il n'y a pas de mot pour décrire à quel point et endroit est incroyable. Les temples sont entièrement recouverts de dorures et entourent une sorte de cloche géante centrale inaccessible. Par ailleurs nous nous sentons un peu comme des intrus, il faut dire que c'est un lieu de culte toujours en activité. Soudain, il se met à pleuvoir. Il nous faut nous rendre en taxi à Share Mercy. Nous y donnons un cours sur Excel et Word. Avant de rentrer nous marchons jusqu'à un pont appelé Maha Bandula. Sur notre chemin s'enchaînent les marchés traditionnels. En fin d'après-midi, Tint, un jeune birman de 18ans rencontré à Paris, nous rejoint à l'hôtel pour aller au Chinatown boire un coup, Street 19th.
Les noms des rues sont faciles à retenir car elles sont numérotées.
Là-bas, on mange, on boit, Omi de Share Mercy nous rejoins avec des amis. Puis vient le moment de payer une addition de 33€ seulement ! Minuit nous rentrons exténué.




Le 17 juillet

Nous nous réveillons difficilement. Nous déjeunons puis discutons du test prévu cette après-midi pour nos élèves de Share Mercy. Ainsi cette après-midi, nous leur faisons passer le petit examen après avoir présenter la possibilité de créer des blogs en ligne. Le test nous permet de constater que nos élèves éprouvent beaucoup de difficultés. Cela nous donne l'occasion de leur réexpliquer de manière plus personnelle ce dont ils n'ont pas compris. Ils sont d'autant plus intéressés et attentifs que cette fois ils ont un ordinateur sous les mains pour s'exercer directement. Une fois le cours terminé, la cuisinière de Share Mercy nous apporte un bol de vermicelle sucrée aux noix et rempli de lait. C'est un plat traditionnel pour célébrer l'Eid, un délice. À cause des inondations nous rentrons en taxi. Ce soir, nous avons acheté des fruits tropicaux : fruits du dragon, mangoustans, pamplemousses verts, etc. Puis, nous passons la soirée à discuter pour préparer l'expédition à Bagan et Kalaw qui aura lieu la semaine prochaine et il nous faut finir le Power Point pour le cours d'anglais avec les enfants à Dala demain.

Le 18 juillet

Evidemment, je me lève de mauvaise humeur. J'ai une infection au pied à cause des tongs et nous avons oublié le chargeur de mon ordinateur à Share Mercy. Vite nous nous préparons pour pouvoir attendre les membres de Share Mercy qui viennent nous chercher pour nous amener à Dala car il faut prendre une sorte de bac pour atteindre l'autre rive. Après avoir un peu attendu, Nini vient nous chercher en taxi. Nous traversons en voiture le fleuve. Arrivés à Dala, nous constatons qu'effectivement ce côté de ville est bien plus pauvre que l'autre rive. Nous allons au monastère où se trouve les enfants. Ils sont un peu moins d'une centaine. Heureusement pour nous, Sithu de Share Mercy nous amène un autre ordinateur pour diffuser le Power Point. Mais pour pouvoir commencer, il nous faut saluer le moine qui tient le lieu. Puis une fois prêt nous commençons le cours illustré par le Power Point. Heureusement, nous avons un très bon traducteur, Ostin. Il explique aux enfants ce que nous attendons d'eux. Nous les faisons répéter après nous. C'est plutôt drôle. Ces enfants sont très sages et attentifs. Chacun d'entre nous a présenté un pays différent. Évidemment je me suis présentée comme étant arabe mangeant du couscous et ayant une grande famille ! Je ne pouvais pas trouver plus cliché ! Nous sommes surpris que les enfants connaissent déjà les noms des animaux en anglais. Et pour finir, nous nous lançons dans la conception de "katapula", chenilles en papier. Nous avons tous bien rigolé, les enfants sont trop mignons.
Puis un vieux monsieur, qui co-dirige Share Mercy nous raccompagne en taxi. À cause des embouteillages, il nous faut trois heures pour arriver au restaurant où nous avons rendez-vous avec les membres de l'association pour célébrer l'Eid. Une fois avoir déjeuner, il nous faut rendre visite à trois membres de l'organisation qui nous accueillent à bras ouverts. Il nous faut remanger trois fois pour honorer nos hôtes ! C'est donc le ventre plein que nous partons en taxi pour la station de bus au nord de la ville car un bus nous attend pour Bagan, site archéologique situé dans la région de Mandalay. Tint nous accompagne. Nous passons la nuit dans le bus.  

Le 19 juillet

Nous arrivons fatigués à 6h du matin. Nous nous battons un peu pour savoir quoi faire maintenant que nous sommes dans une station de bus plutôt loin de la Cité de Bagan. Tint n'est pas très débrouillard puis ses explications sont brouillons, il faut se débrouiller seul. Nous essayons de chercher un bus puis au final nous prenons un taxi car apparemment il s'avérerait que le taxi peut nous faire éviter un barrage policier et donc les 20$ à payer pour accéder au site. Toute cette histoire me semble un peu louche. À Nyaung U, petite ville qui se trouve à quelques kilomètres du site de Bagan, nous trouvons un hôtel pas chère et confortable. Une fois installée, nous partons à l'aventure à pied. Nous suivons la route pour finalement s'éloigner de celle-ci. Nous avons croisé des petits villages et surtout des temples qui sont en faite partout. Plus nous avançons vers la Cité de Bagan plus les temples sont nombreux et imposants. Le site compte plus de 4000 pagodes, temples et stupas construites aux alentours du XIème siècle. Nous en visitons certains qui sont plus où moins pris d'assaut par les touristes. Il nous faut fuir la police car nous n'avons pas payé les 20$ à l'entrée du site. En rentrant, nous nous arrêtons boire un verre dans un café sympa puis dans un restaurant voisin de notre hôtel qui lui n'était pas très sympa, les serveuses cherchant à nous arnaquer et se vengeant sur la qualité du service.









Le 20 juillet

Ce matin, nous faisons la grasse matinée. Puis une fois prêt, nous nous dirigeons lentement vers le marché de Nyaung U car nous souhaitons faire un pic-nic au sein du site archéologique. Ce marché traditionnel est composé de vendeurs d'habits, de souvenir et de nourritures mais exclusivement sucrées alors que nous voulons du salé. Les vendeurs de souvenir nous harcèlent un peu. Finalement nous rentrons à l'hôtel avec des biscuits et des chips mais au lieu d'aller nous balader et de déjeuner sur le site nous préférons aller à un autre restaurant voisin avec notre hôtel. La nourriture y est bonne et vraiment pas chère. Puis nous rentrons faire une micro-sieste car nous sommes encore fatigués de la veille. Une fois réveillée, nous louons des vélos à moins d'un euro la journée et pédalons vers le site de Bagan. Évidemment, je me retrouve avec un vélo complètement pourri qui avance pas, je suis fatiguée en moins de deux. J'apprendrais plus tard qu'en faite, le frein s'était bloqué sur la roue, ce qui explique la lenteur de ce vélo malgré les efforts surhumain du cycliste ! Nous visitons la Pagode qui ressemble à une fourmilière puis nous rentrons chercher Paul qui était resté à l'hôtel, malade, car nous voulons aller voir le coucher du soleil assis sur le toit d'une pagode. Manque de chance, la pagode qu'on choisit ferme avant d'avoir vu le coucher du soleil mais de toute manière il se met à pleuvoir. Il nous faut rentrer après avoir ingurgité notre stock de chips. À l'hôtel, nous regardons Hercule à la télé ! Whouhou, quel jeu d'acteur !




Le 21 juillet

Tôt le matin nous prenons une navette ou plutôt le bus, car cette navette s'avère nous conduire directement à Kalaw. Il faut au moins six heures pour arriver à Kalaw. Bien évidemment, Il s'agit d'un mini-bus pas très spacieux. Par ailleurs, les paysages sont merveilleux d'autant plus que la montagne approche et qu'ils deviennent de plus en plus conservés et d'aspects montagneux. Une fois arrivée à Kalaw nous trouvons un hôtel sympa. Le problème ici c'est qu'il pleut tout le temps, à Bagan le temps était plutôt sec. Nous prenons le temps de préparer la suite de nos aventures. Puis, nous achetons encore des chips pour la marche du lendemain dans la forêt. Le soir, nous mangeons dans un petit restaurant indien. Le mouton au curry est une tuerie ! Puis nous nous baladons un peu en ville malgré la pluie.  






Le 22 juillet

Nous nous préparons pour notre petit trek. Heureusement que la veille nous, les filles, nous avons acheté des raincoats pour survivre à la constant brume. Au tout début de notre trek nous visitons un monastère. Puis nous grimpons en haut de vieilles montagnes en suivant le chemin tout tracé. Au bout du chemin se trouve un restaurant indien qui offre une vue imprenable sur les collines. Après s'être goinfrés de nans et de fruits nous repartons. En chemin nous visitons un autre monastère dont celui-là à la particularité d'être encastré dans la roche. Ainsi, nous nous sommes promenés dans les grottes où s'y nichent des centaines de petites figurines de Bouddha. J'ai trouvé ce monastère vraiment sublime. Puis, nous rentrons à l'hôtel après avoir mangé en ville. La femme de l'hôtel est très directive, elle décide pour nous nos plans et nous réserve les bus pour les jours suivants. Elle paraît bienveillante mais s'avérera très opportuniste car évidemment elle planifie tout en fonction de ses connaissances.  







Le 23 juillet

Nous nous réveillons tôt car nous nous sentons obligé d'aller au marché des villageois des alentours puisque la patronne de l'hôtel nous y a fortement incité. Pourtant, ce marché n'a rien de différents avec les autres. Nous revenons à l'hôtel pour attendre le bus qui nous amène au Lac Inlay. Une fois arrivée dans une des villes entourant le lac, des policiers à l'afflux nous arrêtent. Il nous faut payer les 10$ pour être autorisé à rentrer au sein de ce site touristique. Le bus nous dépose dans un petit port pour louer un petit bateau et naviguer sur le lac. Ce que nous faisons. Nous louons une sorte de petite pirogue verte. Évidemment, je me retrouve à l'arrière du navire. Le bruit du moteur est assourdissant et me donne un mal de tête. Il me faut supporter plus d'une heure ce bruit de marteau piqueur. Heureusement que les paysages valent le détour, ils sont magnifiques. Le lac est entouré de villages qui sont eux-même entourés de montagnes. C'est idylliques ! Sur le chemin, nous rencontrons un pêcheur qui prend une pose puis réclame à Virginie qui a pris une photo de l'argent. Celle-ci lui donne ce qu'elle a, c'est-à-dire 50 Kyats l'équivalent de 0.04€. Le pécheur est déçu. Puis nous accostons. Surprise, nous ne sommes pas dans un village comme nous nous y attendons, nous sommes dans une sorte de musée présenté comme un village traditionnel. En faite, il s'agit juste d'une attraction touristique complètement bidon. Dans les baraquements, nous pouvons voir l'activité de tissage dans toutes ses étapes. C'est un peu gros... nous expliquons donc à notre chauffeur de pirogue que nous n'apprécions guère ce genre d'endroit. Nous souhaitons visiter des villages comme promis ou bien des monastères, des pagodes. Après maintes négociations, promesse tenue, notre marin, non sans râler, nous amène voir une très belle pagode au bord du lac. Il s'agit toujours d'un lieu très visité mais plus réaliste. La pagode est entourée d'un marché. Nous déjeunons autour d'une petite table basse. Puis nous repartons à bord de notre pirogue. Tint a encore oublié quelque chose, cette fois-ci il s'agit de ses tongs à 9€ laissé au premier stop !
C'est grâce à une carte postale que nous apprenons qu'ici, au bord du lac, se trouve un lieu au multiple petites pagodes. Nous demandons à nous y rendre. Évidemment notre chauffeur souffle mais nous y conduit malgré tout. L'endroit est très beau. Puis nous faisons un dernier stop pour visiter un grand temple en bois dans un autre village. Dans un magasin de souvenir nous avons pu entrevoir des femmes girafes, j'imagine qu'elles sont là pour la décoration car c'est dans l'Etat Shan, proche de la Thaïlande, qu'il est possible d'en voir puisque c'est de là qu'elles viennes.
Puis nous revenons au port. De là nous marchons jusqu'à la station de bus. Mais avant nous nous arrêtons boire un verre dans un café. Nous attendons le bus bien deux heures. Enfin il arrive ! C'est insupportable, le bus s'arrête toutes les trente minutes pour que des demoiselles fassent pipi ou que des jeunes gens en manque de nicotine fument. Nous nous rendons compte qu'en faite nous sommes entourés d'étudiants en voyage scolaire. Tout le monde se connaît ici. Les musiques birmanes dans le bus se succèdent puis les sketchs ! J'en ai assez, je veux dormir, je finis par demander au chauffeur de baisser le son. Et là, miracle, il éteint la télé. J'ai trop honte j'ai pourri l’ambiance, presque tout le monde regardait la télé !  




Le 24 juillet

Nous arrivons à 7h du matin à Rangoon. Il nous faut prendre un taxi pour rentrer à notre hôtel, toujours le même, Street 9th. Une fois arrivée il nous faut attendre avant de pouvoir faire le Check in car nous sommes trop en avance. Ça fait plaisir de retrouver notre hôtel. Nous faisons le ménage de printemps, nettoyons nos vêtements boueux et sales. Puis nous élaborons le Power Point pour le lendemain car nous irons rendre visite aux enfants à Dala. Nous cherchons un café Wifi ! Un challenge à Rangoon ! Une fois trouvée, nous écoutons et apprenons la comptine : "Head, Shoulders, Kneel and Toes" pour pouvoir la chanter demain aux enfants. Puis nous allons dîner. Je me rends compte qu'ici plein d'enfants travaillent, que ce soit à notre hôtel ou dans les restaurants.  

Le 25 juillet

Je fais presque une nuit blanche. Nous nous réveillons à 6:45 pour être prêt quand Thynzar vient nous chercher pour nous amener à Dala. En faite, ils viennent tous nous chercher, Omi, Ostin, Sankaung ! Je monte dans la voiture des garçons, je leur raconte nos aventures et le fait que les gens cherchent souvent à nous extorquer plus d'argent ! Ils m'apprennent donc à négocier, désormais je sais dire en birman : "Zai gyi del" (c'est trop chère) et "Short par onh" (s'il te plait baisses le prix tu seras gentil) !! Nous prenons ensemble le bateau pour atteindre l'autre rive, et non, il n'y a pas de pont ! Nous marchons jusqu'au monastère, il pleuviote. Une fois arrivée, nous préparons notre cours dans la salle de classe. Une trentaine de petites frimousses nous font face ! Aujourd'hui nous leur apprenons à se présenter. Nous leur posons un par un différentes questions. Beaucoup sont très intimidés mais dans l'ensemble tout ce passe très bien ! Ils sont appliqués et attentifs ! En demandant l'âge à un petit moine j'apprends qu'il a quinze ans et non pas huit ans comme je l'aurais deviné. Je présume qu'il n'a pas grandi faute de malnutrition. De plus, nous faisons deviner où se trouve sur la carte du monde des animaux, des monuments, des personnes, etc. C'est amusant. Je crois qu'il est important que des enfants comprennent qu'il y a un monde autour d'eux et qu'il faut s'y intéresser. Ensuite, avec l'équipe de Share Mercy nous mangeons dans un restaurant à Dala. Après avoir bien ri nous retournons au monastère, nous avons une classe cette après-midi aussi. Juste avant de commencer notre cours, un moine courre après des chiens en leur fracassant une pelle sur le dos, c'est violent et étonnant de la part d'un moine qui croit dure comme fer à la réincarnation et donc au respect de tout être vivant. Celui là n'a pas peur de se réincarner en chien errant ! Enfin bref, nous faisons chanter les enfants sur "Head, Shoulders, Kneels and Toes" puis nous les séparons en groupe, chaque groupe devant peindre un thème autrement dit une région du monde, soit l'Afrique, l'Australie, les Etats-Unis et la France. Ça finit en bataille de peinture faute d'enfants copiant les faits et gestes d'adultes indisciplinés. Une petite fille tombe amoureuse de moi ! Elle est à croquer ! Puis nous partons sous la pluie. Avant de rentrer nous achetons du matériel pour le cours de demain avec les enfants. Avant de dormir il nous faut découper 100 masques en assiette en carton pour demain, l'horreur, ça n'en finit pas !  

 



 

Le 26 juillet

Nous passons la matinée avec les enfants à Dala. Les storytellers ont été annulés la veille alors que cette activité devait occuper les enfants une heure et demi. Il nous faut donc improviser. Ce ne sont pas les mêmes enfants ainsi nous leur apprenons la chanson "Head, ..." Puis Ostin, le professeur d'anglais les fait chanter en birman "je mets la main devant, je mets la main derrière, etc". C'est drôle à voir ! Nous peignons les masques. C'est trop rigolo puis il nous faut tout nettoyer, la galère ! Il nous faut faire nos adieux aux enfants de Dala. Ensuite nous déjeunons dans un restaurant indien tous ensembles avec nos amis de Share Mercy. Puis ils nous quittent, alors tous les quatre nous marchons jusqu'au Monument de l'indépendance qui se trouve au centre du parc Maha Bandoola. Nous nous séparons car Léa et moi nous souhaitons nous balader et faire quelques emplettes. Une fois rentrée, nous nous préparons pour sortir de nouveau car nous avons rendez-vous avec Ostin, Omi, Sithu et Tint au Chinatown, Street 19th. Une fois installée au café, nos amis nous rejoignent au compte goutte. Tint a amené avec lui deux amis dont un que nous avons déjà rencontré à Paris. Ces deux jeunes ne nous adressent à peine la parole. Sithu et Ostin s'enfuient dans le bar d'à côté, ils n'aiment pas la compagnie de ces jeunes gens pas même invités et qui se plaigne de s'ennuyer. Finalement, nous arrivons aussi à nous esquiver dans le bar à côté. Nous buvons beaucoup, ... trop. Omi et Sithu finissent mal en point. Il faut payer les deux vomis de Sithu qui ont été négociés à 10000 Ryats soit 10$. Et oui ici, vomir dans un bar c'est un luxe. Lors de cette soirée nous faisons la connaissance de Jimmy qui nous invite à dîner chez son professeur de français, un monsieur très distingué.  

 
 
 
 

Le 27 juillet

Je me réveille avec une gueule de bois. Il me faut ramener un document que m'a prêté le vieux monsieur rencontré à Dala et donc je me souviens toujours pas de son nom. Léa m'accompagne. En chemin nous nous arrêtons dix minutes pour visiter un temple bouddhiste chinois. L'extérieur comme l'intérieur est joli comme tout. Puis nous rejoignons Virginie et Paul au KFC car nous pensions qu'il y aurait du wifi, évidemment aujourd'hui. Ensemble nous retournons à l'hôtel pour ensuite se rendre chez Kristina. Léa ne se sentant pas bien décide de rester à l'hôtel. Le taxi pour aller chez Kristina nous coûte bien trop chère et en plus il ne nous dépose pas exactement devant l'appartement. Il nous faut une demi-heure pour trouver l'appartement et tout ça sous la pluie. Et oui, personne dans l'équipe ne décrypte le birman. Une fois arrivée à destination, Kristina nous pose des questions sur les activités que nous avons proposé aux enfants et sur la façon dont le programme a finalement été suivi. En faite, elle rédige un rapport. Puis nous rentrons. Avec Ostin et Omi nous allons voir les Minions au cinéma. Avant que le film commence, l'écran affiche le drapeau de la Birmanie. Il faut se lever pour l'honorer, le temps de l'hymne. Il n'y a pas vraiment de logique dans ce film, enfin ça reste amusant à voir.  

Le 28 juillet

Ce matin c'est Virginie qui ne se lève pas, alors avec Léa et Paul nous allons à la poste, il faut bien un jour envoyer nos cartes postales. Soudain, nous sommes pris dans une averse. On rentre trempé jusqu'aux os. Nous mangeons du riz frit dans un petit restaurant en bas de l'hôtel. Et c'est cette fois tous ensembles que nous allons au marché acheter des souvenirs. J'achète une ombrelle faite à la main, un objet de musée ! Evidemment nous rentrons sous une autre averse. Puis à 17:30, Omi vient nous chercher car ce soir nous dînons chez le fameux professeur de français de Jimmy. Un charmant monsieur qui connaît très bien la France. Le dîner se passe plutôt bien, la nourriture est un peu étrange. Et pour finir la soirée en beauté nous allons au bar. Virginie rentre malade, mon tour arrive bientôt. Je passe une nuit blanche à faire des aller-retour au toilette, j'ai pas digéré le dîner !  

Le 29 juillet

Je me réveille pour aller déjeuner puis me recouche. Je me relève pour aller déjeuner. J'oblige Léa et Paul à aller manger un hamburger au Fastfood du coin. Virginie ne veut pas sortir manger. Chaque effort m'épuise. L'après-midi je me repose encore et encore. Les autres sortent et achètent leurs derniers souvenirs. En fin d'après-midi, Thynzar et Sithu viennent nous prévenir. Un taxi nous attend, nous allons à Share Mercy mais eux ne nous accompagnent pas. Là-bas s'y trouve Nini et William. Ils nous offrent à manger. Moi je me force à manger au maximum en refoulant l'envi de vomir. Puis ils nous présentent leurs projets futurs pour l'organisation. Ils souhaitent écrire des articles dans un blog concernant quatre problèmes principaux qui sévissent la Birmanie. Il s'agit des conflits ethniques comme ce qui ce passe actuellement avec les Arakanais, des conflits religieux principalement entre musulmans et bouddhistes, de l’accaparement des terres, etc. Ces conflits doivent être mis en relation avec les élections législatives à venir de novembre. Ils nous demandent des conseils pour rendre attractif leur blog et ils souhaitent même me nommer administrateur comme ça j'aurai le droit de modifier à ma guise le style du blog ! Les discussions s'éternisent par ailleurs j'apprends beaucoup de choses. Je regrette de pas être au top de ma forme. Il est très difficile de se concentrer lorsque l'on est malade ! Je leur demande s'ils n'ont pas peur de représailles car ils s'attachent à dénoncer des problèmes gouvernementaux. Ils m'assurent qu'ils le font en connaissance de cause et qu'ils connaissent leur droit, ils ne vont pas au delà et sont très prudent. Je me rends compte que deux semaines ce n'était pas assez pour comprendre tous les revers de la société birmane. Quand je suis arrivée à Rangoon j'ai été étonnée de tant de souplesse de la part de la douane. En faite, ils sont très laxistes avec les étrangers car le gouvernement ne veut pas s'entacher de mauvaises rumeurs. Mais envers les birmans eux-mêmes, le contrôle règne. Par exemple il leurs faut nombres d'autorisations pour pouvoir héberger des étrangers, etc.
Enfin, nous rentrons. Nous préparons nos valises et nous endormons.



Monday, 10 August 2015

Le 30 juillet

Le réveil est à 5:45. Je ne suis plus malade juste fatiguée. Nous partons pour l'aéroport. Virginie, Léa et Paul passent les douanes, leur avion décolle une heure avant le mien. Puis vient mon tour, lors de l'enregistrement, l'hôtesse de sol pèse finalement mon sac qui est censé faire moins de 10 kg. La vérité, il pèse quatorze kilos. Il me faut enlever quatre kilos ! Je mets à la poubelle t-shirts, pantalons, shampoings et malencontreusement mon dictionnaire d'indonésien que je regretterai par la suite ! On me laisse passer à 11 kg. Je prends mon vol pour Singapour où je n'y reste qu'une demi-journée car ma destination finale est Jakarta mais là encore il s'agit d'une autre histoire !!